prologue

Prologue

Ce jour là, un après-midi en 2005, en sortant de chez lui pour se rendre à son travail, une voiture le heurta. Un choc d'une violence rare. Il ne sentit rien, où si peu... la vie lui échappa.
On l'enterra, on le pleura, on le regretta, on l'oublia.

Les années passèrent tout comme les siècles suivants. La surface de la Terre en profita pour effectuer le plus grand changement de sa si vieille existence. Une nouvelle civilisation d'humains à vu le jour: plus active, plus intelligente que jamais et a la pointe d'une technologie jusqu'alors inégalée. Pour cela, elle a du toutefois faire quelques compromis avec la nature: la dégénération du chromosome Y est la preuve accablante de l'évolution des humains. Afin d'éviter la chute de la race, scientifiques aidés de techniciens et d'ingénieurs, on du trouver une nouvelle technique de procréation. C'est dans ce but que nous retrouvons Min A, à l'hôpital du quartier T.
# Posté le vendredi 18 mai 2007 06:34
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:12

chapitre 1

chapitre 1
Chapitre 1
Le réveil


-Celui-là! Numéro 040581A92! Il est parfait! Quel âge?
-Le même que vous, 26 ans.
-Ah! Parfait, il n'est pas trop vieux!
-Ni trop jeune d'ailleurs. S' aviez vous que l'année 1981 était un très bon «cuvé»? Très productif et ...
-Pas très intelligent, je sais.
-Alors... êtes-vous décidée?
-Absolument, je ne pense pas trouver meilleur géniteur. Vous pouvez entamez la procédure, déclare solennellement la jeune femme.
La scientifique à ses côtés n'eut besoin d'actionner qu'un seul bouton pour le propulser dans sa nouvelle vie.
« Que se passe-t-il? » Il venait de traverser la rue devant sa maison, un choc, puis plus rien. Jusqu'à maintenant. Car maintenant, il a très mal à la tête, ne peut ouvrir les yeux. « Ça y est! Je suis mort! » déclare-t-il à voix haute. Contre toute attente, on lui répond: « Heu... plus vraiment! ». Probablement un médecin se dit-il. « Vous pouvez vous lever. » Il s'exécute, une lumière éclatante l'éblouis, il se rend quand même compte qu'il ne porte plus un seul vêtements, peu importe, bizarrement après un tel choc il n'aurait plus pu se relever... La situation se révèllait d'autant plus curieuse que la salle dans laquelle il se trouvait n'avais rien d'un quelconque bloc opératoire: une blancheur immaculée, des objets plus étonnant les uns que les autres, comme ces « alambiques » futuristes, sans compter les différents écrans et tubes à essais.
La peur s'empara soudain du jeune homme: « qu'est-ce que je fais ici? » s'écria-t-il. Mais sa question sembla ignorée.
- N'était-il pas censé être 'débile'? Demanda une voix féminine
- Excusez moi madame A, mais nous ne sommes responsables que du réveil, pas de ce que deviens le golem après.
- Golem? Moi? Mais qu'est ce que vous racontez? Il y a erreur! Il commençais sérieusement à se croire fou.
- A présent il est entièrement à votre charge, vous connaissez le règlement. Tous ce que je peut encore faire pour vous, c'est l'habiller, continua la voix de la femme médecin, toutefois 'le golem', comme ils l'appelaient, n' était plus tout à fais sûr que cette personne soit vraiment un docteur.
La première femme parus très troublé:
- Est-ce déjà arrivé?
- Je dois vous avouez que oui. C'est la troisième fois en 50 ans... Nous n'en sommes pas fier... Toutefois cela n'a pas empêché à leurs propriétaires de respecter le contrat.
Le jeune homme essayait vainement de se cacher quelque part, sous les yeux ennuyé des deux autres personnages. Il réfléchissait comme jamais: comment peut-on se lever le matin, prendre une douche, se préparer un sandwich, sortir de chez soi et se retrouver ici? Une voix le tira de sa réflexion, la voix de la femme:
- Mais bon sang! Allez le chercher!
- Mais madame A, il est à vous maintenant! C'est à vous de vous en occuper! Utilisez le cube pour l'habiller.
Il n'en revenais pas, la doc venais bien de dire qu'il appartenait à cette personne, cette femme, A. il n'était d'accord qu'avec une chose: il fallait qu'il s'habille! Personne ne semblait étonné par le fait qu'il soit ici, nu comme un vers. Ils ne s'étonnaient, apparemment, que de sa lucidité. Pendant ce temps, la femme qui venait de disparaître, réapparut chargé d'un petit cube grisâtre et lui dit d'approcher. Elle posa le cube par terre et il s'approcha, tel un cheval craintif à qui l'on propose un sucre. « Nouveau sujet masculin! Vêtir! » tonna A. Un faisceau surgit du cube et commença à prendre les mesures nécessaires. A disparut a nouveau. La scientifique était toujours là. Elle l'observait derrière ses lunettes rondes et métalliques. Un regard pénétrant, glaçant et pourtant tellement ennuyé. Il trouvait ce silence pesant et commença à parler, plus pour ce rassurer que pour communiqué:
- Heu... bonjour, risqua-t-il.
Pas de réponse.
- Heu... mon nom est Adam... et... vous? Professeur? Ajouta-t-il par politesse, car il ne savait toujours pas ce que ces gens avaient prévu pour lui.

Adam espéra que quelqu'un allait enfin lui donner de quoi se vêtir, car sous le regard de la femmes il se sentait encore plus nu qu'il ne l'était déjà. Que pouvait-elle bien penser à le regarder comme çà? Pourquoi toute cette mascarade? Était-ce une blague? « Si c'est le cas, pensa-t-il, elle est de très mauvais goût, même pour une caméra cachée! »

Min A revint chargée d'un caisson translucide contenant des habits:
- Tiens, l'homme, habille-toi!
- Il dit s'appeler Adam, intervint la scientifique.
- Quoi?! 040580A92 s'appelle Adam? Il s'en souvient professeur? A parut très étonnée.
- Il est très spécial. Nous allons avoir des ennuis.
- La théorie de l'imprévu?
- Exactement.
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# Posté le vendredi 18 mai 2007 06:35
Modifié le samedi 19 mai 2007 16:13

chapitre 2: I3

chapitre 2: I3
Chapitre 2
I3

Le gigantesque hall qu'il découvrit en sortant du laboratoire était tout à fait inhabituel. Il y avait des gens, beaucoup de gens autour d'eux, étrangement il n'y avait que des femmes. Il aurait été impossible à Adam de distinguer leurs origines car le visage de ces femmes était un harmonieux mélange des quatre coins de la Terre et cela leurs valait une beauté imparable. Ces femmes évoluait dans un environnement qui semblait presque pure de par sa simplicité, toutes regardais Adam, même les fillettes qui passaient par là semblait hypnotisées par lui. Adam savait qu'il n'était pas spécialement beau, il s'étonna d'autant plus de ces regards.
Min A conduisait le jeune homme aux travers de couloirs de verres et d'ascenseurs multiples, Adam se rendit compte qu'il n'avait encore rien vu de l'extérieur. Point de fenêtres, point d'ouvertures, juste d'interminables couloirs et des successions de pièces, d'ailleurs chaque pièces où il avait été jusqu'à présent semblait éclairée, lumineuse et ouverte, comme pour compensé se manque de soleil. Tout était spacieux, beau, moderne et Adam en était toujours plus déstabilisé. Bleu semblait être la couleurs principale des couloirs. Un bleu tendre et électrique à la fois. Tout en passant à travers ce qui devait être le couloirs principal, Min A dit quelque chose:
- Adam, c'est ça? Un ton plein de reproche ponctuait sa question.
- Oui. Et vous c'est..., il n'eut le temps de terminer,
- Min A...
- Enchanté. Elle ne répondit pas, mais tout en marchand elle marmonnait des paroles incompréhensibles.
Enfin ils arrivèrent quelque part, ils arrivèrent dans un luxueux appartement tout en haut du même building dans lequel ils cheminaient depuis le laboratoire. Le logement était, comme les couloirs, d'une modernité surprenante. Il était blanc, haut et sans toit. En effet, le toit avait été transformé en une immense vitrière au allure de cathédrale particulièrement excentrique. Adam était stupéfait par la fluidité de l'environnement, il cru même reconnaître des meubles ronds des années 70 à travers ce blanc récurrent. Tout lui parut si familier et pourtant si méconnu. Il s'assit sur un fauteuil tandis que Min A prit la parole:
-Écoute moi bien, l'homme! Ici tu n'as pas le droit à la parole, ici tu n'es rien! C'est nous qui regnont: les femmes! Tu es ici pour une seule raison: me féconder! Tu n'as pas de nom, pas de conscience, tu es un outil, rien d'autre! Dans sa combinaison bleu ciel, Min A paru bouillir de rage. Adam, qui n'y comprenait toujours rien, n'osa plus rien dire devant la jeune femme, toutefois il éprouvait une certaine curiosité devant toutes ces nouveautés et attendait impatiemment la suite des évènements.
Min A se calma peu à peu en faisant les cents pas dans le gigantesque salon, elle se dirigea enfin vers un écran lumineux sur le mur, en face de la porte d'entrée. Elle commença à pianoter sur la console et soudain, elle appela Adam d'un « ici! » tonitruant.
- Il faut établir ton profil afin que l'on puisse te reconnaître et te localiser en cas de besoin, expliqua-t-elle, grâce au véti-cube tes mensurations sont déjà dans la base de données. Il ne reste que l'empreinte digitale et oculaire, approche toi! Pose tes mains, regarde dans la caméra.
- A quoi cela va servir? Interrogea le sujet 040580A92.
- Comme je te l'ai déjà dit, la base de données sers à te reconnaître, grâce à elle tu pourras circuler librement a Chrystalia. Enfin ce n'est qu'une pseudo-liberté, surtout pour toi, un outil! Tu pourras te promener d'ici au centre commercial du quartier T, c'est tout.
- Pourquoi?
- C' est pourtant simple! Pour y faire mes courses lorsque j'aurais accompli le contrat et que je n'aurais plus le droit de sortir! Tenta d'expliquer A, ce qui allait s'avérer plus difficile que prévu.
- Honnêtement, madame Min A, je n'y comprend rien! Vous me parlez de base de données, de véti-je-ne-sais-quoi, d'outils, de contrat... j'avoue que je suis surpassé! Il se rassit sur le fauteuil.
- Malheureusement pour moi! Elle s'assit à son tour. Tu n'était pas censé savoir! Tu étais censé être comme eux, comme les autres outils!
- Un être sans réflexions, sans âme, qui ne fait que ce qu'on lui dit de faire... Adam commença à comprendre le système.
- Hélas! Tu es un I3, si tu préfères: un imprévu catégorie 3
- combien y-a-t-il de catégories?
- 4, la quatrième étant la fin du monde, ou plus improbable: la Ve guerre mondiale.
Adam crut qu'il n'avait pas bien comprit, « ou plus improbable: la Ve guerre mondiale »?! cela voulait dire que... non! Ce n'est pas possible ce dit-il, il avait beau être mauvais en histoire mais ça, ça il le savait: il n'y a eu que deux guerres mondiales!
- Pourquoi cela serait il improbable? Adam ne voulait pas avoir l'air encore plus idiot qu'il ne l'était déjà dans cette histoire, il ne demanda donc pas à Min A en quel année ils étaient.
- C'est improbable car depuis la la IVe, nous avons instaurer un nouveau gouvernement mondiale qui interdit les guerres.
- Chez moi aussi ils ont essayé... la paix ne dure jamais. Ni en Afrique, ni au Moyen-Orient...
- Afrique?! Moyen-Orient?! Mais ces zones sont inhabitables! Depuis des siècles il y fait beaucoup trop chaud pour y vivre! Min A se ressaisit, elle avait déjà oublié que son outil datait du millénaire précédent.
- Adam, dit-elle calmement, il faut que je te fasse une leçon d'histoire...
# Posté le dimanche 01 juillet 2007 17:05